Smart Emergency Reporting – SER

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Conçu par Pierre Conelis (ON7PC), le programme « Smart Emergency Report » ou SER en abrégé est inspiré sur des obligations et notamment sur l’ Arrêté Royal relatif aux plans d’urgence et d’intervention (PUI en abrégé) du 16 février 2006 qui définit les différentes disciplines et leurs missions, entre autres celles de la discipline 2 qui concerne la Croix-Rouge (voir Article 11).

Par ailleurs la Circulaire ministérielle relative au Plan d’Intervention médical parue au Moniteur Belge du 14/12/2009 décrit de façon plus précise encore le fonctionnement et la structure de la discipline 2 avec notamment le fonctionnement des postes médicaux (voir § 2.5.3.5. Poste Médical Avancé (PMA)).

Les PUI concernent non seulement les catastrophes, mais aussi les PRIMA, les Plans Risques et Manifestations*.

Parmi les tâches du PMA figurent l’identification et l’enregistrement des victimes et c’est précisément pour cette tâche que le programme SER peut apporter une aide.

La structure du programme est divisée en 3 parties :
  • la première, permettant d’enregistrer les victimes,
  • la seconde partie permet de transférer la liste des victimes vers un serveur (« upload ») et  de transférer les différentes listes des victimes du serveur (« download »),
  • et enfin le troisième volet permet de visualiser, de rechercher et de visualiser des statistiques sur l’ensemble des listes.

Le programme utilise une connexion Internet, toutefois en cas de catastrophe et/ou de non disponibilité de réseau, le programme SER peut continuer à fonctionner de façon autonome. Chaque région ou secteur devra disposer de son propre serveur ftp. La connexion Internet peut se faire soit par une liaison câblée (Ethernet RJ-45), soit par une liaison Wi-Fi, soit par une clé 2G, 3G ou même 4G.

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Identifier
c’est relever l’identité de la victime. Lorsque la victime est consciente

  • on peut lui demander de décliner ses nom, prénom, date de naissance, etc …
  • mais il est plus simple de lire ces données sur la carte d’identité (modèle belge ordinaire, ou carte de séjour, ou carte pour enfant), ceci est plus rapide et plus précis.
  • lors d’une compétition (une course à pied par exemple) on peut aussi utiliser le numéro de  dossard et par comparaison avec une table de données des participants compléter les nom, prénom date de naissance, …

L’identification va au-delà des informations d’identité, il est également nécessaire d’avoir un minimum d’information sur l’état de la victime sans toutefois faire une copie de la fiche de soins, on retiendra :

  • la catégorie de traitement (T1,T2, T3),
  • la pathologie,
  • le soin,
  • la destination : retour au domicile, évacuation vers hôpital, ou autre orientation.

La pathologie et le soin sont donnés de façon compacte, le but de SER n’est pas d’avoir une copie « exacte » de la feuille de soins, mais d’avoir une vue « compacte » de la situation. Les détails doivent être recherché sur la feuille de soins ou demandé auprès de médecin.

La pathologie, le soin et la destination peuvent être donné par code, ceci afin de rendre l’information confidentielle pour une transmission via radio qui ne le serait pas.


* : Autrefois appelées APS Action préventive de secours, terme utilisé au Service des Secours de la Croix-Rouge de Belgique pour désigner un dispositif préventif de secours.